Jeunesse européenne

La Fédération Monégasque de Ski Nautique et le Monaco Wake and Ski ont organisé, du 26 au 31 août, les championnats d'Europe U14 et U17. De quoi leur permettre d'accueillir plus de 130 skieurs une semaine durant sur le plan d'eau du Vaudois, à Roquebrune-sur-Argens.

Ils ont beau être éloignés de Monaco, cela ne les empêche pas de travailler, eux aussi, au rayonnement de la Principauté. Car les responsables et bénévoles de la Fédération Monégasque de Ski Nautique ne lésinent pas lorsqu'il est question d'organiser une manifestation internationale. A l'image de ce qui peut se faire intra-muros à Monaco, cette année encore, Aleco Keusseoglou, président de la FMSN, et son équipe n'ont pas fait les choses à moitié. Après la catégorie U21 l'été dernier, ce sont les U14 et U17 qui ont eu droit aux honneurs du Vaudois pour cette fin d'été 2019. Au menu, un championnat d'Europe filles et garçons de ces catégories d'âge, et ce sur les trois disciplines du ski nautique : slalom, figures et saut. Un sacré défi puisque ce sont plus de 130 compétiteurs qui ont répondu présents, de quoi donner un sacré boulot à la vingtaine de bénévoles mobilisés sur la semaine.

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Une organisation sans faille

Avec un plan d'eau unique à disposition, mieux vaut avoir une organisation parfaitement rodée pour mener à bien une compétition de cette envergure. Et visiblement, tout a roulé comme sur des roulettes tout au long de la semaine. Il faut dire que la crainte principale des organisateurs venait de la météo. Si l'an dernier, le vent leur avait joué quelques tours, repoussant de quelques heures le concours de saut, mère nature n'a pas jugé bon de faire des siennes cette année. Et ce dès le départ, lorsque les entraînements officiels ont débuté, le dimanche 25 août. "C'était notre crainte principale, mais on a vraiment eu une super météo, ce qui nous a permis de ne pas prendre de retard. Avec les championnats U21 que l'on avait organisés l'an dernier, on avait un peu d'expérience", glisse, satisfait, le président de la FMSN, même si tout n'a pas été simple, en raison du grand nombre de sportifs engagés. "On a eu près du double de skieurs, puisqu'ils étaient 136 alors que nous en avions eu 80, et le championnat s'est déroulé sur une semaine complète. Cela demande donc plus de monde, parce que les journées sont plus longues, il faut mettre en place des roulements, ce qui demande toute une organisation souterraine que les gens ne voient pas", explique Aleco Keusseoglou. 

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D'autant que pour assurer le bon déroulé des évènements, il faut également que tout l'aspect technique soit opérationnel. Approvisionnement des bateaux en essence et en pilotes, outils technologiques de pointe, afin de filmer au mieux les passages des skieurs pour que les juges aient les meilleures images possibles à disposition. Un point qui pourrait d'ailleurs poser problème pour l'organisation de compétitions dans certains clubs. "Le sport s'avance vers un paroxysme de technologie qui rend les choses très compliquées. Il faut des installations avec des caméras et tout un tas d'outils qui rendent les choses complexes dans le cadre de l'organisation d'une compétition de cette envergure. On nous demande même certains matériels qui ne sont pas encore complètement testés, ce qui apporte aussi quelques problèmes. Aujourd'hui, ce n'est plus possible d'organiser une compétition sans ce matériel dernier cri", regrette le président de la FMSN. 


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Alexis, le tour d'après

C'était sa dernière en U17. Et quelle dernière. Un championnat d'Europe à la maison. Malheureusement pour lui, Alexis Keusseoglou n'a pas été en mesure de défendre ses chances à fond. S'il aurait pu viser un podium, sa rupture partielle des ligaments croisés l'hiver dernier lui a fait vivre une saison quasi blanche. De retour sur l'eau début juillet, il n'a pas eu assez de temps de préparation pour réellement défendre ses chances. "Je termine à la 16e place, c'est assez frustrant, mais avec un mois de ski dans les jambes, c'est plutôt correct", lâchait d'ailleurs le jeune homme durant le week-end. "J'étais dans le bon tempo physiquement. Techniquement, je n'étais pas à 100% à cause de la quantité de ski en moins, mais le plus dur était le mental." Resté sur la première bouée à 12 m, cette sortie à la maison lui laissera un goût quelque peu amer. "Sachant que c'était ma dernière année en U17, sur le moment, c'est assez dur à encaisser." Malgré tout, du côté de son papa, sa course reste tout de même positive. "Ça a été un peu difficile pour Alexis. Il avait les capacités de faire un podium, mais sa blessure l'a empêché de ski jusqu'au mois de juillet, avec un mois d'entraînement, on ne pouvait pas lui demander plus. Je trouve qu'il a fait un super résultat."


Monaco Wake and Ski avance pas-à-pas

Le club monégasque a cette particularité d'être installé hors de la Principauté. Ce qui ne l'empêche pas de continuer son évolution, tranquillement. Notamment du point de vue compétition. Et surtout chez les jeunes, où les championnats de France ont été marqués de l'empreinte de la jeune Emma Cortes, championne de France U14 en saut, figures et combiné, "de quoi lui permettre de décrocher son billet pour les championnats d'Europe que nous avons organisé ici", glisse Marc-Antoine Cortes, papa de la demoiselle et directeur du club. "Benjamin (Souci) a également été titré en saut et au combiné aux France. Alexis (Keusseoglou) a pu remonter sur les skis après sa blessure et Alexandre (Marsan) continue. Il est passé en open, une catégorie compliquée", détaille le coach.