Tokyo 2020 : bilan positif et belles promesses pour l’avenir

Les six athlètes monégasques en lice aux Jeux olympiques ont signé des performances de qualité. Les regards se tournent déjà vers Paris 2024.

« Nous sommes fiers d’avoir trois femmes et trois hommes (première fois qu’il y avait une telle parité, ndlr). Cela montre que le sport se pratique de manière large et ouverte », confiait Yvette Lambin-Berti, secrétaire général du Comité olympique monégasque, avant les Jeux olympiques. Au pays du Soleil-levant, les six athlètes monégasques (dont c’était la première participation) ont fait honneur aux couleurs de la Principauté. « Ils ont fait preuve de beaucoup de courage et de volonté », souligne le prince Albert II. Le bilan est plus que positif. Au Japon, Monaco n’a pas fait de la figuration, loin de là. « Nos athlètes se sont réalisés et se sont transcendés », glisse avec satisfaction Yvette Lambin-Berti. Quentin Antognelli (26 ans, aviron - skiff) s’est hissé en finale C et a terminé à une remarquable 15e place. Xiaoxin Yang (33 ans, tennis de table) a échoué en 16e de finale contre la numéro 2 mondiale. Cédric Bessi (30 ans, judo, -73 kg) a gagné son premier combat par ippon avant de s’incliner face au futur médaillé de bronze. Charlotte Afriat (18 ans, athlétisme - 100m) était dans les temps de son record personnel, tout comme Claudia Verdino (19 ans, natation - 100m brasse) disqualifiée de manière assez improbable à cause de la vidéo (battement de pied). Que dire enfin de Théo Druenne (16 ans, natation - 1500m nage libre) qui a explosé son temps, améliorant sa marque de plus de 20 secondes.

« La présence du Souverain, un soutien très précieux »

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, ces Jeux ont rassemblé le monde entier au travers de 205 comités olympiques nationaux, plus l’équipe olympique des réfugiés. Le message d’unité et de solidarité envoyé est très fort. Le Comité international olympique (CIO) n’a pas manqué d’ailleurs de modifier sa devise « Plus vite, plus haut, plus fort » pour inclure le mot « Ensemble », soulignant le besoin de solidarité pendant les moments difficiles, notamment durant la Covid-19. Ensemble, c’est le terme qui résume parfaitement le très bel esprit d’équipe qui a régné au sein de la délégation R-ouge et blanche. Avec la présence toujours très appréciée de S.A.S. le prince Albert II, au plus près pour encourager les athlètes. 

Prince Albert Ii Avec Quentin Antognelli

« Le Souverain est un soutien très précieux », reconnaissent les sportifs de la Principauté. « C’est une source de motivation supplémentaire qui nous amène aussi quelque part à nous dépasser et à donner encore plus le meilleur de nous-mêmes. Il nous porte. Il a connu connu les Jeux, il connait très bien le contexte de la compétition, il a toujours les mots justes. » Les performances des Monégasques montrent le souhait commun d’aller de l’avant et marquent la volonté de ne jamais renoncer. Tokyo représente un moment d’espoir, mais aussi des émotions, vraies et belles - que seul cet événement peut procurer -, semant des étoiles dans les yeux des athlètes (« Les Jeux olympiques, c’est kiffant et tout simplement magique ! », déclare le jeune Théo Druenne) et aussi sans doute quelques graines de champions. Pour le sport monégasque, les résultats de cette édition nippone sont incontestablement synonymes de belles promesses pour l’avenir. La page de l’aventure olympique tokyoïte tournée, il convient à présent de se projeter sur Paris. 2024, c’est déjà demain.

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