83e Rallye Monte-Carlo : Ogier a vu triple

Bernard Richelmi : "Les commissaires sont les yeux des pilotes"

Vous les voyez, ces hommes en tenues orange ou bleues. Ils encerclent le périmètre des Grands Prix et des rallyes et assurent la sécurité. On les appelle les commissaires de pistes, ils sont environ 230 lors du Rallye Monte-Carlo et sont tous chapeautés par Bernard Richelmi (troisième en partant de la gauche sur la photo), leur président.

L'Automobile club de Monaco est à la base de quatre rallyes - WRC, Historique, Zenn et des Energies nouvelles - ainsi que de trois Grands prix - F1, Historique (une année sur deux), et le Monaco e-Prix à partir de cette année. Sans le corps des commissaires bénévoles, le club ne saurait encadrer tous ces événements. Alors que nous rencontrons le grand chef, à trois jours du Rallye Monte-Carlo, un sacré petit monde s'affaire à l'Automobile club.


Vous êtes dans les starting-blocks ?

Comme vous avez pu le voir, il y a une certaine effervescence ici. La pression et le ton commencent à monter dans le sous-marin (pièce logée au sous-sol, où les commissaires travaillent). C'est pas méchant, ce ne sont que quelques éclats de voix parce qu'il manque toujours quelque chose, et il nous faut être au point. 

Combien êtes-vous ?

Nous avons à peu près 230 commissaires sur le Rallye de Monte-Carlo. Nous préparons le Rallye Historique en même temps puisque les pilotes partent la semaine d'après. 170 commissaires seront missionnés. C'est énormément de travail. Et nous sommes tous bénévoles.

Comment prépare-t-on les commissaires ?

Nous avons organisé un stage durant lequel nous avons simulé une épreuve de quatre-cinq heures autour de Monaco. Il y avait une douzaine de concurrents pour jouer le jeu. Lors de ces stages, nous leur montrons les différentes manières d'intervenir, ils apprennent aussi la signalisation. 

Qui sont les commissaires ?

Des hommes passionnés de sport auto. Nous avons eu des personnalités aussi, comme Sébastien Ogier avant qu'il soit pilote, en 2005 et 2006 sur les Grands prix. Je me souviens être allé le chercher pour l'emmener au stage parce qu'il logeait chez des amis. Il était moniteur de ski à l'époque. Il faisait partie des commissaires au feu. 90 commissaires viennent en renfort aux pompiers. Un jour, il a eu un volant et a laissé son poste pour devenir pilote. On a aussi eu Allan McNish (pilote écossais), il y a quelques années. Tout le monde peut intégrer l'équipe ?
Pour le Grand Prix, il faut avoir entre 18 et 30 ans. A 55 ans, chez nous, les commissaires partent à la retraite par mesure de sécurité. En rallye, on les garde un peu plus parce que c'est beaucoup moins dangereux. Sur circuit, il y a plus d'accidents et de sorties. 

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