La fin du rêve

Plombés par un QT3 catastrophique, les monégasques n'ont pas réussi à vaincre l'ASVEL dans son antre. La Roca Team s'incline 66-55 et voit son rêve de titre s'envoler pendant que l'ASVEL fête son 19e sacre.

Alors que les récompenses étaient entrain d'être remises aux différents acteurs de ces finales, Sasa Obradovic n'en finissait pas de ruminer, tournant en rond, visiblement énervé par la tournure des événements. Devant de 10 points à la mi-temps, ses joueurs ont vu l'ASVEL fondre sur eux dans le troisième quart-temps (QT3) et prendre une avance définitive à ce moment-là du match. 

Dsc 7929

La deuxième mi-temps des hommes d'Obradovic a d'ailleurs de quoi le mettre en colère tant ils sont retombés dans leurs travers d'un premier QT marqué par un manque d'adresse criant à 2 points. Face à une équipe très disciplinée, plus en réussite au shoot et parfois plus maline, les Rouge et Blanc n'ont pas été en mesure de bonifier leur QT2 de très bonne qualité. Et s'inclinent 66-55.

Tout partait bien

Pourtant, la finale n'avait pas mal commencé pour la Roca Team, loin de là.  Avec un cinq de départ prêt pour la guerre (Joseph, Lacombe, Kikanovic, Ouattara, Bost), Obradovic avait préparé son groupe pour attaquer fort défensivement. Et comme lors des dernières rencontres, cela paye rapidement, son groupe provoquant plusieurs pertes de balles aux joueurs de Mitrovic. 

Man 0897

Si les locaux se règlent petit à petit, réussissant de plus en plus à passer grâce à leurs intérieurs, la Roca Team compense son manque de réussite à deux points (6/17) en scorant en dehors du cercle (4/9). De quoi compenser un manque d'adresse criant aux lancer-francs (10/20 sur l'ensemble du match). 

Man 0944

Dans le QT2, Zeek Jones a pris les choses en main. Avec 7 points à la suite (13 en tout), le petit meneur américain a mis son équipe dans de bonnes conditions tandis que la machine ASVEL ne trouvait toujours pas les bon réglages (14 ballons perdus à la mi-temps). Et l'AS Monaco rejoignait les vestiaires avec 8 points d'avance.

Le QT3 et patatra

Le retour des vestiaires a tout changé. Alors que Monaco y est resté, l'ASVEL a su se remettre la tête à l'endroit pour reprendre le contrôle du match. Intensité, agressivité, maîtrise des rebonds, la donne a complètement changé. "Le coach nous a bougé à la mi-temps. On a peut-être été trop passif dans la première mi-temps et nous avons été plus agressif en deuxième mi-temps, on a trouvé plus shoots", analysait ainsi le MVP de ces finales et anciens de la maison Rouge et Blanche, Demarcus Nelson.

Man 0907

Difficile de ne pas donner raison à l'américain. Le troisième quart-temps a été un supplice pour les monégasques qui n'ont tout simplement pas vu le jour. Encaissant un cinglant 24-6 sur cette période, il leur aurait fallu retrouver leurs esprits et leur adresse pour redresser la barre et espérer aller chercher ce titre qui les fuit depuis maintenant deux ans. 

Man 0897

Mais comme l'a dit le capitaine, Amara Sy, il a manqué de la fraîcheur et de la lucidité à son groupe pour faire mieux. "On était touché physiquement mais je pense que les joueurs de l'ASVEL aussi, on a mis du temps à se remettre dans le match, l'ASVEL en a profité, ils ont pris confiance, nous on a complètement déjoué dans le QT3. C'était à nous de revenir plus fort de la mi-temps. On ne l'a pas fait et c'est là qu'on perd le match. Il nous a manqué de la lucidité sur la fin, certains étaient cramés sur la fin, c'est compliqué de faire les bons choix quand on était à -6 à 5 minutes de la fin, on a pris des shoots forcés."

Man 0985

Usés, marqués, les monégasques s'inclinent donc pour la deuxième fois consécutive en finale de Jeep Elite. "C'est moins douloureux que la saison dernière, mais là, vu le troisième QT qu'on a proposé, on ne peut s'en vouloir qu'à nous même", concluait ainsi Amara Sy avant de rejoindre ses coéquipiers... 

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos

Réactions d'après-match

Sasa Obradovic /
Il faut féliciter l'ASVEL, ils ont plus mérité qu enous de le remporter. Nous avons eu nos chances, dans le troisième QT l'ASVEL a marqué 2-3 points au début et le rythme a changé.
Je voudrais avant tout dire à mes joueurs qu'ils ont fait un bon boulot, en incluant ces finales, à cette équipe que j'ai pris en cours de saison. Il y a de la déception mais on perd avec dignité ce soir. Comme vous l'avez vu sur les derniers matches, il nous aurait fallu un joueur comme Robinson, capable de briser les lignes et nous ne l'avions pas ce soir. L'ASVEL dispose de joueurs d'expérience qui mettent les paniers au bon moment et c'est ça qui fait gagner un match. (Sur l'histoire récente du club en Jeep Elite) Il y a un investissement important, le club est arrivé très vite à ce niveau là et à un moment cela va payer.

Amara Sy /
On était touché physiquement mais je pense que les joueurs de l'ASVEL aussi. On a mis du temps à se remettre dans le match, l'ASVEL en a profité, ils ont pris confiance, nous on a complètement déjoué dans le QT3. On met un 3 pts à la fin mais on a été dominé tout le long, on était à +8, on s'est retrouvé à -10 et cet écart s'est maintenu jusqu'à la fin.
C'est comme si on s'était arrêté de jouer d'un seul coup. La mi-temps nous a fait du mal alors qu'elle a fait du bien à l'ASVEL. C'est dommage, on manque quelques paniers en première mi-temps, ce qui nous aurait permis de les enterrer. On avait un plan de route qu'on a suivi une mi-temps et après on ne l'a plus fait. C'était à nous de revenir plus fort de la mi-temps. On ne l'a pas fait et c'est là qu'on perd le match. Il nous a manqué de la lucidité sur la fin, certains étaient cramés et c'est compliqué de faire les bons choix. Quand on était à -6 à 5 minutes de la fin, on a pris des shoots forcés. On a beaucoup tiré sur les extérieurs parce que Gerald n'était pas là, tout le monde était mort à la fin. Les mecs se parlaient à eux même pour rester dans le match mais physiquement c'était très dur pour nous aujourd'hui.
La défaite est moins douloureuse que la saison dernière, mais là, vu le troisième QT qu'on a proposé, on ne peut s'en vouloir qu'à nous même.