Les espoirs d'Antibes aux portes du monde pro

Timothé Luwawu : "Je me sens obligé de réussir"

A 18 ans, Timothé Luwawu fait partie des jeunes pousses de l'OAJLP qui tentent de se faire une place dans l'effectif professionnel. L'ailier, qui a passé six minutes sur les parquets de Pro A, est prêt à tout pour atteindre son objectif,

Tu es souvent sur le banc lors des rencontres de Pro A, mais tu es aussi un élément important chez les espoirs, avec 17,2 points et 6,4 rebonds de moyenne. Est-ce évident de se situer entre ces deux mondes ?

Dans ma tête, mon équipe, c'est celle des espoirs. Chez les pros, je ne suis encore que le petit jeune qui essaye de trouver sa place. Alors qu'avec les espoirs, il y a des joueurs que je connais depuis des années.

Comment juges-tu le parcours avec espoirs cette année ? Mesures-tu les bienfaits de tes passages chez les adultes quand tu évolues à ce niveau.

On ne s'attendait pas à avoir de tels résultats. En début de saison, on a connu une bonne série, avec cinq victoires consécutives et ça nous a mis dans de bonnes dispositions. Après, me concernant, je sens que quand je reviens en espoirs, je vois plus vite les choses, je lis mieux les situations.

"Il faut savoir se démonter à l'entraînement"

Chez les pros, est-ce qu'il y a des joueurs
qui te servent de référence pour grandir ?

Il y a Raphaël Desroses qui me parle beaucoup, je suis souvent avec lui. Il me donne beaucoup de conseils. Je sais que je dois encore prendre du muscle pour exister au plus haut niveau et lui, il m'a un peu rassuré en me disant qu'il était aussi fin que moi au même âge. Alors que maintenant… (il sourit). Je n'aime pas trop la muscu, mais je sais qu'il faut que je prenne de la masse.

Y a-t-il parfois des anciens qui tentent d'impressionner le petit jeune ?

Ça peut arriver, ça fait partie du truc. Dès sa première séance, Kennedy Winston m'a un peu cherché, c'était une sorte de défi. De toute façon, il faut être prêt pour ça, savoir se démonter à l'entraînement.

Tu effectues tous les entraînements de l'équipe première, mais tu ne fais pas encore partie du groupe pro à part entière. Qu'est-ce que tu te dis en ce moment ?

Je me dis que je me sens obligé de devenir professionnel. J'y pense sérieusement depuis l'époque des cadets, en fait. En un été, j'avais pris au moins cinq centimètres.

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