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Monte-Carlo beach volley : duos de choc et soleil de plomb

La Principauté a vibré au son des coups portés au ballon de beach volley, du 12 au 16 juin. Organisé par la Fédération monégasque de volley-ball, le Monte-Carlo beach volley 2013 accueillait des tournois amateurs, mais surtout le sixième FxPro Monte-Carlo beach volley.

Ça tombait bien, l'été venait juste de pointer son nez. Sur la plage du Larvotto, on en profitait. On s'affairait à ériger les tentes blanches, signe que le terrain de "beach" s'apprêtait à recevoir du beau monde.

"Au départ, nous avons envoyé une demande à la Fédération internationale de volley-ball, qui l'a transmise aux Fédérations nationales. Une trentaine d'équipes sont venues vers nous cette année, ce qui nous a permis d'être plus sélectifs et exigeants sur le niveau", explique Éric Benchimol, secrétaire général de la Fédération. 

Et de rajouter : "Les JO de Londres ont fait beaucoup de bien au beach volley. Cette discipline se développe et se fait connaître. Au niveau international, il devient courant de la pratiquer toute l'année, voilà pourquoi le niveau s'envole." C'est la raison pour laquelle il n'y avait ni équipe monégasque, ni équipe française lors de cette édition. Leur niveau ne leur permettait pas de prendre part à la fête.

Place aux pros…de l'organisation

Suite à un vendredi festif, qui accueillait le tournoi des partenaires du Monte-Carlo beach volley, les choses ont pris une tournure bien plus sérieuse durant le week-end, à l'approche des rencontres pros. Du côté de la délégation vêtue de tee-shirts orange (les bénévoles dévoués à la compétition), ça crapahutait dans tous les sens. 

"Nous sommes environ une soixantaine", rapportait Christian Palmaro, président de la Fédération, pas peu fier de ses troupes. Des troupes qui n'en sont pas à leur coup d'essai. "C'est à l'occasion des Jeux des petits États d'Europe, accueillis par Monaco en 2007, que le terrain de beach volley a vu le jour. Monaco y a remporté l'or cette année-là. Les années suivantes, nous avons fait le forcing pour reconstruire le terrain afin d'y organiser des tournois", explique Éric Benchimol.

Girls only

Çà et là, on commençait à croiser des volleyeuses charpentées, vêtues de leur maillot parfaitement moulé sur leur corps athlétique. Le sixième FxPro Monte-Carlo beach volley allait mettre en lumière seize volleyeuses de haut niveau, représentant huit pays. 

L'Allemagne, l'Autriche, le Brésil, le Canada, l'Espagne, le Japon, la Russie et les Etats-Unis se préparaient à en découdre.Une question nous a brûlé les lèvres. Pourquoi ne sélectionner que des filles, chaque année ? 

"Parce que c'est plus esthétique !", plaisante Christian Palmaro. "Plus sérieusement, nous n'avons malheureusement pas assez de place pour faire un tournoi filles et un tournoi garçons. Nous sommes obligés de choisir. Entre filles, les échanges durent plus longtemps. C'est moins en puissance et c'est plus spectaculaire pour les néophytes", complète le président, entouré de son staff qui s'occupe de disposer les boissons sur les tables destinées à l'apéritif.

Les super nanas en piste

Dès 9 heures, samedi, les matches de qualification débutaient. Dans le viseur des sportives, en plus de la prestation technique, un "prize money" de 10 000 dollars. Plutôt attractif.

Sous les yeux avisés d'une dizaine d'arbitres internationaux, les douze matches de qualification pour les demi-finales du lendemain se sont enchaînés. Dès la première rencontre entre le Canada et le Brésil, on notait le niveau. 

Chaque point était disputé, stratégique et appuyé. "Le match va être serré", constataient de concert Axel Le Meur, manager général de l'ASM volley-ball, et Dragan Pezelj, entraîneur de l'équipe masculine fraîchement promue en Nationale 2. "Physiquement, elles sont armées. Chaque passe est jouée et placée. C’est un très beau plateau que nous avons là. Le niveau est élevé", rajoute Le Meur.

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