Les U9 des Aigles de Nice à fond sur la glace

Chaque mardi soir, après avoir expédié leurs devoirs, les hockeyeurs de la catégorie "moustiques" dévalent sur la patinoire Jean-Bouin. Enthousiastes, ils espèrent avoir un jour la possibilité de porter le maillot des Aigles de Nice chez les grands.

Quand on pense aux Aigles de Nice, on a immédiatement en tête des images de costauds qui filent sur la glace à toute vitesse, se frayant un chemin en flanquant de grands coups d'épaule à des adversaires patibulaires.

Hier soir, on a fait connaissance avec les "modèles réduits" des Aigles, qui évoluent en Division 1. Eux, on les appelle les "moustiques". Suffisant pour effrayer une mouche, au mieux. 

Les moins de 9 ans du club niçois ne sont peut-être pas encore des montagnes de muscle, mais ils donnent l'impression de prendre leur séance d'entraînement sacrément à cœur.

Accoudés sur la balustrade, trois petits gars discutent de la stratégie à adopter.
Le premier : "Ecoutez moi ! On va jouer collectif, d'accord ?"
Son voisin de gauche : "Ça veut dire quoi collectif ?"
Le premier : "Ça veut dire qu'on va se faire des passes et qu'on va jouer en triangle. Et puis on va marquer". 

Limpide, enfin presque. Au moment d'entrer sur la glace, le tacticien en herbe nous interpelle. "Monsieur, vous pouvez me passer ma crosse ? Je l'ai oubliée…"

Frédéric Bochatay :
"Il faut réapprendre à se déplacer"

Ce soir, seize mini-hockeyeurs arpentent le "glaçon" de Jean-Bouin. Certains ont déjà les bons réflexes, emmènent parfaitement leur palet et observent les déplacements de leurs partenaires du coin de l'œil. D'autres, visiblement débutants, luttent pour tenir debout sur leurs lames d'acier.

 

En charge de toutes les catégories de jeunes (appelées hockey mineur) depuis le mois d'août, Frédéric Bochatay est là pour les guider dans leur apprentissage. Débarqué de Chamonix, terre autrement plus fertile pour le hockey, il s'est lancé avec conviction dans cette nouvelle aventure.

"Certains commencent à peine à jouer, ce n'est pas évident pour eux. Dans notre sport, il faut d'abord réapprendre à se déplacer, ce n'est pas naturel d'avancer en patinant. Chez les U9, on inculque les bases de notre sport. On travaille beaucoup l'équilibre, les petits apprennent aussi à se situer dans l'espace et par rapport à leurs partenaires."

Très vite gagnés par le virus

Si l'on en croit Frédéric, ancien gardien de but passé par Chamonix, Valenciennes, Dunkerque, Amiens et Tours, les petits deviendraient rapidement des fondus de hockey. 

Difficile d'avancer le contraire en écoutant les discussions de la troupe. Leurs yeux rivés sur l'action et l'énergie avec laquelle ils célèbrent un but valent toutes les justifications du monde. 

Sur leur console de jeu ou sur Youtube, les apprentis hockeyeurs vibrent déjà pour la NHL, la célèbre ligue nord-américaine dans laquelle évoluent les plus grands joueurs de la planète. Sur la surface glacée, on repère un maillot des Chicago Blackhawks par-ci, une tunique des Toronto Maple Leafs par-là…

En quelques mots, le petit Robin nous explique ce qui lui plait dans ce sport, avant de filer à toute vitesse disputer les quelques minutes de match restantes (fichier audio ci-dessous).

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