TQO de rugby à 7 : les Bleues OK, les Bleus KO

Les joueuses russes et françaises, ainsi que les Irlandais, verront Tokyo ! Ces trois formations ont gagné leur billet le week-end dernier au stade Louis-II lors de l'ultime rattrapage pour les Jeux olympiques. Ce n'est pas le cas de l'équipe masculine française, brisée en finale.

Les trois dernières nations qualifiées en rugby à sept pour les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet - 8 août) sont connues ! A l'issue d'un week-end particulièrement disputé sur la pelouse du stade Louis-II, ce sont la Russie et la France chez les dames, ainsi que l'Irlande chez les hommes, qui rallieront la capitale nippone.

Leurs joueurs ont traversé la compétition avec aisance, remportant toutes leurs rencontres sans percevoir une once de difficulté. Pour preuve, la Russie n'a concédé que sept points en cinq matches (pour 193 inscrits !). Mais ce n'était rien comparé au tour de force réalisé par les Françaises : la défense impériale n'a dénombré aucune incursion adverse dans l'en-but tricolore et l'attaque de feu a tout emporté sur son passage (254 points). Une Marseillaise a cappella pouvait bien résonner dans un stade acquis à la cause des joueuses de l'Hexagone.

Les Français en pleurs

La fête aurait pu être encore plus belle en tribune et sur la pelouse, si leurs homologues masculins n'avaient pas buté sur la dernière marche face à l'Irlande. Eux aussi conquérants contre des nations qui n'inspiraient pas une inquiétude spéciale (40-0 contre la Jamaïque, 43-7 contre le Chili, 36-0 contre Hong Kong), les coéquipiers d'Antoine Zeghdar ont déjoué les plans des Samoans, principaux adversaires pour le ticket olympique, en demi-finale (29-0). 

Mais ils n'ont rien pu faire face à l'Irlande et son feu-follet Jordan Conroy. En tête à la pause (12-7) après deux beaux essais consécutifs, les Français n'ont pas su endiguer les offensives des Verts qui, à la grâce de trois essais transformés, se sont octroyés le droit de disputer leurs premiers Jeux. "On a refait la même erreur qu’au TQO il y a deux ans à Colomiers. On fait notre match le plus nul lors de la finale. Il faut qu’on arrive à se remettre en question parce que dans les grands moments on n’y est pas et c’est vraiment dommage parce qu’on a un bon groupe", a regretté le capitaine des Bleus, Jean-Pascal Barraque, alors qu'Antoine Zeghdar, en larmes, trouvait du réconfort dans le public.

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