Un tournoi des jeunes pour les 50 ans de l'AS Monaco rugby

Yannick Jauzion : "Transposer le sport dans le monde du travail"

Alors qu'un papa-supporter d'Imperia hurlait des encouragements à son équipe fanion, nous nous installions dans les tribunes avec Yannick Jauzion. L'ancien trois-quarts centre aux 73 sélections en équipe de France, retraité depuis 2013, était le parrain de la journée, et ça lui a plu.

Campé sur des crampons, un ballon sous le bras depuis l'âge de 7 ans, le gaillard d'1,93 m se souvient que tout commence là, entre copains. Formé à l'école de Graulhet (Tharn), il passe deux saisons à Colomiers (Haute-Garonne) avant d'intégrer le Stade toulousain avec lequel il remportera trois fois la Coupe d'Europe (2003, 2005, 2010) ainsi que le Top 14 (2008, 2011, 2012).


Les enfants vous reconnaissent-ils ?

Oui, un peu (il sourit timidement). Forcément, plus le temps passera, moins les jeunes me reconnaîtront. Certains savent qui je suis par l'intermédiaire de leurs parents et savent que j'ai évolué en équipe de France, alors ça les intéresse. L'équipe de France fait rêver.

Maintenant que vous avez arrêté, que faites-vous ?

Je fais du courtage en assurances pour les entreprises. Ça n'a pas grand-chose à voir avec le milieu du sport, mais je reste en contact avec mon club (Graulhet) qui sera en Fédérale 1 l'année prochaine.

Comment passe-t-on de rugbyman à courtier en assurances ?

J'ai fait ce choix parce que c'est une façon d'avoir une certaine liberté. Nous sommes quatre associés et avons créé Excellium assurances, à Blagnac, en début d'année. Ça me correspond plus que de faire partie d'un groupe important où il serait peut-être difficile de trouver sa place.

Vous aviez projeté d'être entraîneur, non ?

Pour l'instant, j'ai envie de couper un peu, de profiter de la famille, des week-ends. Être entraîneur, c'est quand même contraignant en terme d'emploi du temps. Donc peut-être plus tard, mais pas dans l'immédiat.

Comment s'est déroulée votre transition ?

Elle s'est faite lentement. On a quand même conscience qu'on reviendra dans le monde du travail à la fin de sa carrière, donc je m'y suis préparé (il a obtenu un diplôme d'ingénieur  agronome en 2003). Ça reste un bouleversement, notamment dans la façon d'organiser le temps. Ce qui est difficile, c'est de trouver la motivation nécessaire, un challenge à relever, par rapport à ce qu'on a vécu sur le terrain. Mais je crois qu'il y a pas mal à faire dans le monde du travail. Ce qu'on a aimé dans le sport, il faut réussir à le transposer dans cet autre univers.

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