Impactée par la crise du Covid, l'AS Monaco Volley cherche des partenaires

L'avenir des deux équipes engagées en Elite est menacé...

Le volley de haut-niveau va-t-il disparaître en Principauté ? Alors que les équipes masculine et féminine de l'AS Monaco Volley se débattent chaque week-end pour conserver sportivement leur place en Elite, une nouvelle épée de Damoclès rode au-dessus de leur tête. 

Terriblement impacté financièrement par la crise du Covid, le club monégasque a perdu "énormément de partenaires" depuis l'an dernier. "On se basait beaucoup sur de gros partenariats, retrace Michaël Chamy, manager. On pensait qu'on serait un peu plus aidés, mais on a vécu une désillusion." 

"Mission maintien" au mieux...

Et pour cause : la section volley de l'ASM, à l'instar des professionnels du football et du basket masculin, est toujours en activité. Ses deux équipes senior disputent leur championnat, impliquant donc des dépenses pour les déplacements.

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"La saison est bouclée, on ne va pas rencontrer de difficultés pour payer les joueurs et les joueuses, les comptes sont bons. En revanche, on n'a aucune visibilité pour l'an prochain. Le club n'a pas la somme pour engager les deux équipes à ce niveau et cela pourrait même être compliqué pour une seule formation. On ne pourrait recruter personne en contrat professionnel. Il faudrait miser sur des joueurs en double-projet, qui travaillent à côté", explique Michaël Chamy. Si cette configuration venait à se concrétiser, le bleu de chauffe serait requis pour une "mission maintien". Loin, très loin, des ambitions du club.

... rétrogradation administrative, au pire !

Dans le cas contraire, le retrait des deux équipes après d'éventuels maintiens acquis sur les parquets (il reste un match aux garçons pour se sauver avec victoire impérative contre Halluin samedi, tandis que les filles remontent bien la pente en play-down*) engagerait une rétrogradation en Nationale 3.

"Deux étages inférieurs à notre niveau actuel. Ça nous ferait très mal", souffle le manager. Pour éviter ce scénario catastrophe, le club a planché durant un mois sur une restructuration pour aborder de futurs partenaires, "leur expliquer comment va se dérouler la saison, ce qu'on pourra faire avec eux".

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Une myriade d'entreprises

"On doit prendre exemple sur les équipes françaises en Elite, qui ont démarché de nombreuses entreprises pour s'en sortir et continuer d'exister. Monaco a l'avantage d'en concentrer 7 000 !" ajoute Michaël Chamy. Ce dernier a déjà adressé beaucoup de mails, concédant "quelques touches intéressantes en voie de finalisation". Si l'AS Monaco Volley est encore "loin du compte", elle entend bien inverser la tendance en créant une communauté de petites entreprises. 

"Bien sûr qu'on ne refusera pas quelqu'un souhaitant poser 100 000 €, sourit le manager, mais notre but, dans cette période compliquée qui affecte tout le monde, est de permettre aux entreprises de nous aider à hauteur de leurs possibilités. Nos contrats de sponsoring commencent à 150 € par mois. Il est impensable de refuser des gens sous prétexte qu'ils ne donnent pas assez." Une Principauté sans équipes de volley au haut-niveau, l'an prochain, serait tout aussi inimaginable...

* Ces rencontres sont à suivre sur les comptes Twitch et Youtube de l'AS Monaco Volley (voir programme ci-contre).

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