Quadruplé historique

Décisions fédérales

Si sportivement tout s'est bien passé sur les terrains, il restait alors à voir quelle décision allait prendre la Fédération Française de Volley-ball, à laquelle l'AS Monaco volley est affiliée. Si tout a été placé en attente, au départ, après les annonces de fermeture des écoles et la mise en place du confinement, une première décision forte est tombée le 26 mars dernier avec l'arrêt des compétitions (à l'exception des compétitions professionnelles, dépendantes de la Ligue Nationale de Volley, définitivement arrêtées le 10 avril, ndlr). "Ainsi, aucun titre de champion de France ou vainqueur de la Coupe de France (à l’exception de la Coupe de France Professionnelle), à tous les niveaux ne sera décerné pour la saison 2019-2020. Le bureau exécutif confirme que le nombre de montées dans le niveau supérieur est maintenu selon les conditions du RPE, et qu’aucune relégation ne sera appliquée. La commission centrale sportive est en charge d’appliquer les modalités de ces décisions, une information sera communiquée lundi 30 mars", expliquait ainsi la FFVB sur son site. 

Man Volley Asm Mauguio 20

Et là où d'autres fédérations ont décidé de prendre en compte le classement à l'issue de la dernière journée jouée, d'un quotient entre le nombre de points obtenus en fonction du nombre de journées effectuées, ou d'une autre formule, la FFVB a décidé que le classement à mi-saison ferait office de tableau final. "Il n'y a pas de solution totalement équitable dans ce genre de situation. Sur nos 4 équipes, seuls les garçons en N2 étaient en ballotage, mais avec ce choix de prendre le classement à mi-saison, nous étions premiers à ce moment-là. Pour une fois ça tourne dans notre sens. Maintenant, il va nous falloir trouver des moyens pour faire cette saison", explique Gilles Brillant, à la recherche de sponsors et soutiens financiers. Ce qui n'empêche pas les dirigeants de l'ASMVB d'avancer avec ambition en vue de la suite. "Nous allons tout faire pour assurer la pérennité de nos équipes de N2 en Division Elite. L'objectif pour l'an prochain sera de s'y maintenir, chez les filles comme chez les garçons ."

Quelques renforts

Deuxième division chez ces dames, troisième chez les garçons, l'Elite est un nouveau challenge pour l'AS Monaco volley-ball. Enfin, pas si nouveau que ça, les filles y ayant déjà fait un saut il y a 3 ans, lors de la saison 2017/18 (les garçons, eux, ont déjà évolué en Pro B à la fin des années 90). De quoi partir en terrain connu même si Eva Hamzaoui-Biton reste prudente. "J'attends de voir à quoi vont ressembler les autres équipes. Les recrutements ne sont pas terminés, mais je pense qu'on peut créer une belle surprise", glisse celle qui a confectionné un groupe solide en vue de la saison prochaine. "Trois joueuses devaient arrêter et nous quittent, ce sont nos trois expérimentées, Hayat Bachery, Mathilde Giordano et Vendula Haragova. On a bouclé le recrutement de quelques joueuses pour se renforcer, avec notamment Zorica Ivanovic, une fille de 38 ans, expérimentée, qui vient de gagner la coupe de Serbie. C'est une super passeuse. Il y a aussi Amélie Lautric, qui arrive de Mougins (Ligue A), une jeune joueuse très forte au bloc. A la pointe, on a fait venir Charlotte Schiro, qui jouait à Saint-Raphaël (Ligue A). Elle arrive pour avoir plus de responsabilités et de temps de jeu car à Saint-Raphaël, elle était derrière la pointue de l'Equipe de France. On enregistre aussi le retour de Lisa-May Hahn, qui était avec nous lors de notre année en DEF, et sort d'une saison compliquée avec une blessure, c'est un peu le phoenix qui va renaître de ses cendres", glisse une Eva Hamzaoui-Biton particulièrement satisfaite de son recrutement. 

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De quoi compléter une collectif bien huilé où règne une belle entente. Si l'objectif des filles est avant tout le maintien, il en sera de même pour les ces messieurs. "On va faire venir deux joueurs pour renforcer le groupe, mais l'idée est avant tout de voir les garçons ayant obtenu cette montée évoluer en Elite", souffle Gilles Brillant, "on veut qu'ils puissent aussi se faire plaisir un cran au-dessus de ce qu'ils ont connu ces dernières années, donc on va simplement les renforcer un peu." Si le changement majeur sera au niveau du coach, où Dragan Pezelj, après 8 années à la tête de l'équipe première, va laisser sa place sur le banc à Mladen Kasic (ancien coach du Nice Volley-Ball, notamment, ndlr), certains secteurs de jeu pourraient précisément bénéficier de ces renforts. "En Elite, les 12 joueurs de chaque équipe sont très bons. Je pense que des renforts seraient vitaux sur des postes de centraux et au niveau de la réception. Le projet Monaco plait, l'image attire aussi, donc ça peut nous permettre de faire venir de bons joueurs", glisse captain Ferry. Déjà renforcés l'été dernier, avec des arrivées aussi expérimentées (Bastien Prévit en provenance de Fréjus, Elite) que jeunes (Léo Glowacz, Quentin Lucas), le groupe va continuer l'aventure l'an prochain, avec la même envie que celle affichée cette année et ce, même si l'investissement demandé sera plus important. "On l'a souligné, tout le monde est prêt avec la volonté d'avoir un coach qui nous pousse à être encore plus sérieux que ce qu'on a déjà pu l'être cette année", ajoute Vincent Ferry. 

Investissement

Ces montées représentent également l'échelon maximum pour l'ASMVB. "En Elite, chez les filles, on n'ira pas chercher la montée au-dessus. Les garçons ont évolué une fois en Pro B, mais on sait que l'Elite est aussi le maximum qu'on peut atteindre, donc là on monte nos deux équipes au maximum de nos prétentions. On n'ira pas au-dessus parce qu'on n'aura pas forcément les infrastructures, ni l'argent", précise le président monégasque. Car il faut un certain budget pour perdurer à haut niveau, et la situation actuelle n'aide personne. Habitués à prospecter en amont de la fin de saison, la recherche de partenaires a fatalement pris du retard avec le confinement et le coup d'arrêt porté à l'économie. "Avoir deux équipes semi-pros au sein d'une même structure, ça ne va pas être simple. On va voir comment faire, il faut prospecter, mais on risque aussi de tomber sur des sociétés ayant eu à faire face à des difficultés. Il va falloir voir si les gens peuvent nous suivre ou pas", détaille Gilles Brillant. Si le club compte sur quelques économies, cela ne sera cependant pas suffisant pour vivre toute la saison. "On fait appel aux entreprises qui veulent aider le sport, le sport féminin de haut niveau. On veut défendre cette belle performance."

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Retour au Larvotto pour 2021 

Le beach-volley monégasque suit une progression constante depuis quelques années. Sous la houlette de Frank Gopcevic, vice-président de l'ASMVB et responsable de la section beach, quelques belles performances ont fleuri sur la scène nationale (notamment un titre de championnes de France club pour les filles il y a 3 ans) comme internationale (victoire des frères Ferry, Pascal et Vincent, lors du CEV Small Country Association en 2019). Le nombre de licenciés a lui aussi augmenté. Mais  la section est actuellement à l'arrêt. Au-delà de la pandémie de Covid-19, les beacheurs monégasques ont perdu leur terrain de jeu avec le lancement des travaux sur la plage du Larvotto, là où se trouvaient leurs installations. Et la mise en place de nouvelles infrastructures a inévitablement été mise de côté avec la crise que l'on vit. "Ce que l'on comprend totalement. On était en attente d'une validation avant le confinement, mais du coup les choses n'ont pas avancé. On va attendre de voir un peu quand tout se calmera ce qu'il est possible de faire. Toutes nos compétitions ont de toute manière été annulées ou reportées, comme ces deux tournois que l'on fera en septembre", confie le vice-président du club. Si la saison internationale est à l'arrêt au moins jusqu'en juillet, les amateurs de balle et de sable souhaitent une simple chose, pouvoir pratiquer leur sport. "On sait qu'on sera de retour au Larvotto en 2021. Mais notre but est de pouvoir s'entraîner en même temps que tout le monde. On a des objectifs élevés pour les Ferry comme pour le club. Les filles étaient vice-championnes de France l'an dernier, on a beaucoup bossé depuis 4 ans pour en arriver là et on aimerait pouvoir continuer sur notre lancée. S'il faut attendre l'été 2021, on attendra mais il faut qu'on puisse reprendre le plus vite possible pour être performant."