Une AS Monaco de haute volée

Les équipes premières et les équipes réserves de l'AS Monaco volley-ball pointent toutes en tête de leur championnat. Une saison très bien entamée, au-delà même des attentes.

Quatre équipes, quatre leaders. L'AS Monaco volley-ball tourne bien. En début de saison, le club s'est fixé l'objectif de monter avec ses deux équipes premières. Et pour l'instant, les deux groupes monégasques sont en bonne posture. Les filles, toujours invaincues, peuvent commencer à envisager un retour en Elite, la deuxième division nationale. "Aujourd'hui, on a des joueuses expérimentées. Des filles qui étaient déjà là lors de l'expérience qu'on a vécue en pro, il y a deux ans. Et certaines sont encore là pour obtenir une nouvelle montée", confirme Gilles Brillant, le président du club. 

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De son côté, l'équipe masculine a été moins impériale. Dans leur poule B de Nationale 2 (4e division), les Asémistes ont perdu deux des trois premiers matches, contre Nice 2 et Chalon-sur-Saône. Depuis, plus aucune défaite. De quoi réjouir leur président. "Le temps de s'acclimater, que tout se mette en place, les garçons ont mal débuté la saison. Mais ils sont bien revenus. Ils sont contents, ils jouent pour gagner et ils gagnent. Ils veulent faire la plus belle saison possible, et ça veut donc dire la montée". Mais rien n'est encore fait. Après 11 des 18 journées de leur championnat, les Monégasques ne possèdent qu'un point d'avance sur l'ASUL Lyon et Cannes 2.

La formation, l'atout du club

En revanche, pour les équipes réserves, la montée ou le titre n'a jamais été un objectif. Ce qui n'empêche pas les filles de dominer leur groupe de Pré-nationale, ni les garçons de faire un sans faute en Régionale avec 11 victoires en autant de journées. Et si toutes les équipes enchaînent aussi bien, c'est notamment grâce à la formation, projet majeur de l'AS Monaco volley-ball. 

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"On construit autour de nos jeunes. Par exemple chez les garçons, notre libéro titulaire en Nationale 2 (Tom Succo) est un jeune formé au club. Et chez les filles, on a plusieurs jeunes qui intègrent les entraînements et parfois les matches avec la une. Pour en arriver là, on a mis en place une logique de croissance avec les entraîneurs. A chaque changement de catégorie d'âge des enfants, les coachs les font évoluer. En fait, chaque entraîneur prend la suite du précédent", raconte Gilles Brillant. Le système est plus efficace et la chaîne plus limpide dans le secteur féminin, où le club compte plus de licenciés.

Un enjeu extra-sportif

Pourtant cette incroyable réussite pour la saison 2019/2020, contrairement à ce que l'on peut penser, peut aussi présenter des inconvénients. Surtout si aucune des équipes n'est délogée de sa première place et que toutes accèdent à l'échelon supérieur. "Evidemment, on est content et fier que ça marche. Mais on est aussi inquiet que ça marche aussi bien. Des montées, ce sont des frais supplémentaires. Alors si on a quatre équipes qui montent… Quand on passe de Pré-nationale à Nationale 3 chez les filles, les déplacements sont plus long. Pour nos deux équipes en Nationale, il y aurait plus de déplacements en avion, et ce sont des frais", explique le président du club.

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Mais l'aspect financier ne doit pas dépasser le sportif. Et pour Gilles Brillant, il est important de ne pas limiter ses groupes et ses joueurs. "C'est difficile de dire à une équipe qui ne demande qu'à s'entraîner et à progresser de ne pas monter s'ils en ont le droit. Alors on fera tout ce qu'il faut pour les accompagner. On va d'abord laisser les championnats se dérouler et avancer. On va beaucoup travailler sur les partenaires financiers et on fera le point", assure-t-il. Prochains rendez-vous pour les volleyeurs le 15 février avec les équipes premières et le 16 février avec les équipes réserves.

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