Victoria Ravva : "Je ne veux pas faire partie des meubles"

A l'approche des demi-finales de Ligue A contre Le Cannet, Victoria Ravva, de retour après une grosse blessure au tendon, ne sait pas encore de quoi sera fait son avenir. La capitaine aux 17 titres de championne de France se laisse encore le temps de la réflexion.

A l'occasion d'une visite en principauté de Monaco, où elle a fait connaissance avec l'équipe de beach-volley des Carabiniers du prince, Victoria Ravva a pris le temps d'évoquer la fin de saison, les efforts qu'elle a dû faire pour retrouver ses partenaires après une déchirure du tendon d'Achille qui l'a éloignée des terrains pendant la majeure partie de la saison.

Lors de notre entretien, réalisé à la veille du quart de finale retour des playoffs à Istres, où son équipe s'est imposée 3-0 sans qu'elle soit entrée en jeu, "Vicca" a également abordé la question de son avenir.


Quand on approche de la fin de sa carrière et que l'on est victime d'une grosse blessure, comme cela a été le cas pour vous durant la préparation, que ressent-on ?

Quand on décide d'allonger sa carrière, on sait qu'il y a forcément plus de risques, on s'y attend même. Par le passé, j'avais déjà eu des soucis au genou, mais c'était passé inaperçu, parce que j'avais pu terminer la saison en serrant les dents. Là, tout le monde pensait que c'était fini pour moi"

Aujourd'hui, est-ce que vous pensez qu'il n'était pas judicieux
d'avoir accepté de prolonger votre contrat en avril 2013 ?

Non, sincèrement, je ne regrette pas. Maintenant, j'ai bien récupéré. Même si n'évolue pas à mon meilleur niveau pour le moment, j'ai retrouvé des sensations et j'ai envie de bien finir.

Cela veut dire finir sur un nouveau titre en 2014
ou bien repartir pour un tour ?

J'ai encore la possibilité de jouer plus longtemps, si les médecins me donnent le feu vert. J'ai encore une année de contrat.

Vous avez toujours tenu un rôle majeur au RC Cannes. Comment
avez-vous vécu ces longs mois passés en dehors de l'équipe ?

Je crois qu'on vit mieux une blessure de ce genre à 38 ans qu'à 25. Il y a certains aspects positifs, on a plus de temps pour soi et pour sa famille. Après, il y a des moments moins agréables, c'est sûr. Mais je venais à l'entraînement tous les jours, j'essayais d'aider le groupe, de donner des conseils et des indications sur les adversaires.

Un peu comme le ferait un coach…
Est-ce qu'on pourrait vous imaginer dans ce costume un jour ?

Non, je ne pense pas avoir les compétences pour devenir entraîneur.

Il est difficile d'imaginer le RC Cannes sans vous et vice-versa. Quelle direction pensez-vous donner à votre vie une fois que vous aurez raccroché ?

Je me suis toujours sentie très bien ici. Anny (Courtade, la présidente du RC Cannes) m'a toujours accordé beaucoup de confiance. J'aimerais travailler dans le domaine du management. Bien sûr, je voudrais rester au club. Mais je ne veux pas qu'on mélange tout et qu'on me garde seulement parce que j'ai passé vingt ans ici. Je ne veux pas faire partie des meubles.


Samedi 26 avril, le RC Cannes recevra l'ES Cannet-Rocheville au Palais des victoires (début de la partie à 20 heures). Match retour le 30 avril au gymnase Maillan. Match d'appui éventuel le 3 mai au Palais des victoires.

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