Florian Prosper (coach des féminines de N3) vise la montée

Les féminines de Nationale 3, entraînées par Florian Prosper, affronteront Gigean (Hérault) samedi. Avec des Asémistes 2es du classement à deux matches de la fin de la première phase, le coach est serein.

Vous vivez votre première saison à Monaco ?

En tant qu'entraîneur, oui. Mais j'ai évolué à Monaco en tant que joueur pendant dix ans. Je suis ensuite parti entraîner à Nice. J'avais des garçons de niveau régional. Cela fait cinq ans que je suis coach.

Qu'est-ce qui vous a fait revenir ?

Eric André, le coach des garçons, et Marc Loulergue, le président de la section, sont venus vers moi et m'ont proposé d'entraîner les filles cette saison. Ça me semblait être un défi intéressant, alors j'ai accepté.

Quel est l'objectif du collectif ?

La montée en Nationale 2. C'est dans ce but que nous avons recruté une nouvelle joueuse cette saison, l'Algérienne Lynda Loghraibi. Elle a 17 ans et est classée numéro 2 chez les juniors algériennes. Nous sommes en train de renforcer l'équipe, même si nous savons qu'obtenir une promotion dès la première phase va être difficile.

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La rencontre avec Gigean, samedi, vous fait peur ?

Non. Si nous n'avons pas de souci particulier, tout devrait bien se passer. Elles sont 7es au classement. Sur le papier, notre équipe est plus forte. Par contre, le dernier match contre le leader, Annecy (13 décembre), va être compliqué. Ils ont une équipe très forte. Mais nous n'avons qu'un point de retard, je ne perds pas espoir (il rit).

Au pire, vous obtiendrez la promotion lors de la deuxième phase du championnat…

Je le pense, oui. Nous avons les moyens d'y parvenir. Nous n'avons perdu qu'une seule rencontre 8-3, contre Rillieux-la-Pape (Rhône), lors de la 4e journée. Ils ont renforcé leur équipe avec une étrangère très forte et nous nous sommes fait surprendre. Nous sommes nous-mêmes en train de recruter une nouvelle pongiste en vue de la montée. Elle est chinoise et s'appelle Zhao Dongyi. L'ennui, c'est que nous ne pourrons pas faire jouer deux étrangères en même temps, alors il faudra choisir entre elle et Lynda.

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C'est la première fois que vous entraînez des filles ?

Absolument. Je dirais que c'est différent. L'approche psychologique n'est pas la même qu'avec les garçons, et elle est aussi importante, si ce n'est plus, que l'approche technique. Les garçons, on peut leur "rentrer dedans" pour les booster. Avec un groupe de filles, la méthode de motivation n'est pas la même. Cela passe par plus de douceur, de confiance et de pédagogie.

Comment est l'ambiance au sein de l'équipe ?

Très bonne. La cohésion du groupe est de qualité. Le ping a beau passer par des performances individuelles, l'esprit d'entraide est crucial. Se sentir soutenue, c'est indispensable pour réussir.

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Les différences d'âges ne posent pas de problème ?

Au contraire. Lynda a 17 ans et Ulrika (Quist) en a plus de quarante, par exemple. Globalement, nous bénéficions d'un bon mix entre jeunesse et expérience.

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