Maintien pour les monégasques

Les tennismen de la Principauté ont pris part à la coupe Davis du 11 au 14 septembre. Initialement dans le groupe II, puis rétrogradés en groupe III, ils y ont assuré leur maintien. Et reviendront l'an prochain avec l'ambition de retourner en groupe II.

c'est avec un goût amer que les joueurs de la Fédération Monégasque de Tennis ont posé les pieds sur le sol grec. Un goût amer, car ils s'y sont rendus pour disputer leur tour annuel de coupe Davis. Une compétition qu'ils apprécient tout particulièrement. En temps normal. Car cette année, la donne était un peu différente. Il suffit de remonter à quelques mois en arrière pour bien comprendre. Opposés à la Bulgarie, les joueurs de Guillaume Couillard l'emportent et valident ainsi leur retour dans le groupe II, dont le format de compétition est le même que le groupe mondial. "La vraie coupe Davis en somme", comme le glisse souvent le capitaine monégasque. 

Sauf qu'une réforme est passée par là et que, pour on ne sait trop quelle raison, Monaco a été rétrogradée dans le groupe III. Une décision qui avait alors provoqué la colère de nombreuses nations, dont celle de Monaco et de sa présidente, la Baronne de Massy. C'est dans un contexte particulier que s'est déroulé ce tour.

Du lourd d'entrée

Le rendez-vous était donc donné à Athènes. Et très vite, les Monégasques, dont l'ambition initiale était de réussir à accrocher un ticket pour le groupe II, ont compris que la semaine allait être rude. Il faut dire que le tirage au sort ne leur a pas été clément. Pologne, Grèce et Luxembourg composaient avec eux la poule 

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A. Une mission compliquée, d'autant qu'un certain Stefanos Tsitsipas (7e mondial et résident monégasque) figurait dans l'équipe hellène. Pas simple du tout. Si les Polonais, avec deux top 100 dans leurs rangs, et les Grecs paraissaient au-dessus, le Luxembourg était lui un adversaire totalement à la portée des Monégasques. Et ce même si les joueurs de Guillaume Couillard ont dû, comme leurs adversaires, basculer rapidement sur la terre battue alors qu'ils sont en pleine saison de surface dure.

Maintien assuré

Après leur défaite inaugurale face à la Pologne (3-0), les Monégasques ont affronté la Grèce de Tsitsipas. Le numéro 7 mondial n'a pas laissé grand chose à Lucas Catarina, même si le jeune homme n'a pas démérité face à l'un des tous meilleurs joueurs du monde (2-6/1-6). Romain Arneodo a emmené son adversaire jusqu'à la troisième manche mais n'a pas réussi à s'imposer (1-6/7-6/4-6). Le double, composé sur ce match de Benjamin Balleret et Hugo Nys, qui honorait sa première cape, a fait le boulot pour l'emporter en trois sets (3-6/6-3/6-3). Il fallait alors battre le Luxembourg pour conserver une chance de se maintenir en groupe III. Les hommes du Duché n'ont pas fait le poids, seul le double s'offrant une petite frayeur en laissant échapper le 2e set (victoire en 3 sets 6-1/3-6/6-3). 

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C'est contre la Macédoine du Nord (en match de croisement avec l'autre poule) que s'est jouée le maintien en groupe III. Lucas Catarina, en forme, a surclassé Dimitar Grabul (7-6/6-2), tandis que Hugo Nys, affaibli, n'a pas réussi à l'emporter sur Gorazd Srbljak (6-4/4-6/4-6). C'est donc au duo Arneodo/Balleret qu'incombait la charge du maintien. Ce qu'ils ont su accomplir avec brio (6-1/6-2).

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