Tristar : Triple effort, 
maxi sensations

La troisième édition du TriStar 111 Monaco, organisée le 2 septembre dernier, a été disputée par un beau plateau de spécialistes, malgré une participation en baisse. A l'arrivée, on retiendra l'âpreté d'une compétition dont le départ avait été donné à l'aube par S.A.S. le prince Albert II sur la plage du Larvotto, mais aussi la deuxième place du Monégasque Hervé Banti.

Faire le pied de grue à hauteur de la ligne d'arrivée d'une épreuve de triathlon, c'est se plonger dans un univers où rien n'est vraiment comme ailleurs. En principauté, cela prend parfois des tournures un peu plus irréelles. Là, juste devant les enseignes de haute couture et de maroquinerie, des hommes et des femmes mettent un point final à plusieurs heures d'effort. De souffrance, de douleur et de plaisir mêlés. Quand certains franchissent la ligne avec le sourire des grands jours, se permettent une petite pose à la Usain Bolt ou un clin d'œil aux danseuses de samba postées juste en-dessous du chrono, d'autres terminent harassés. Le corps trempé de sueur, le souffle court et le regard vague. Un drôle de monde pour celui qui y est étranger. 

Mais pour tous ceux qui alignent les bornes à longueur de journées et qui se nourrissent de ces défis dantesques, le triathlon est devenu une religion.

Des "convertis" en lice

Une religion qui compte de plus en plus d'adeptes, dont certains sportifs de haut niveau qui n'hésitent pas à faire des infidélités à leur discipline de prédilection. Comme souvent lors des événements TriStar (l'épreuve créée par Star productions international se déroule dans 15 villes à travers le globe), plusieurs noms prestigieux s'étaient glissés dans la liste des participants. Au départ, on trouvait ainsi l'animateur Marc Toesca, les pilotes auto Lucas di Grassi, Maro Engel, Gilles Panizzi ou encore Paul Belmondo, les cyclistes Baden Cooke, Nick Gates, Christophe Agnolutto et Geoffrey Lequatre, les rugbymen Stéphane Ougier et Sébastien Viars et même l'ancien athlète Wilson Kipketer. 

Tandis qu'une partie de ces participants "VIP" s'élançaient dans la course en individuel (1 km de natation, 100 km de vélo et 10 km de course à pied), d'autres s'essayaient à la version relais du TriStar 111. En plein cœur de la ville-Etat et sur les hauteurs, cinquante équipes de trois personnes se donnaient à fond pour défendre les couleurs de leur entreprise, d'une association caritative ou d'un club. Comme l'an passé, la redoutable équipe du Stars'N'Bars (avec Baden Cooke, qui roule pour Orica-GreenEDGE, Nick Gates, le directeur sportif de la Saxobank et le triathlète Nicolas Becker) a raflé la mise devant une formation de L'Escarène et une autre de l'Automobile club de Monaco.

Un intenable trio

En individuel, les cartes ont été redistribuées par rapport à l'an dernier. Lors de cette troisième édition à Monaco, l'Allemand Johannes Moldan, lauréat 2011, n'a pas été en mesure de conserver son titre. Très rapidement, il ne pouvait résister à un trio parti aux avant-postes lors de la partie vélo. L'expérimenté Olivier Marceau, le Monégasque Hervé Banti et l'Italien Andrea d'Aquino étaient les seuls à pouvoir se disputer la victoire. Sur "ses" terres, Hervé Banti résistait le plus longtemps possible aux assauts du Transalpin, qui ménageait ses forces pour l'emballage final. Olivier Marceau, lui, tentait de conserver sa place sur le podium sans se mettre dans le rouge. Peine perdue : une confusion au niveau du pointage l'induisait en erreur, si bien que l'Italien Domenico Passuello parvenait à lui ravir le troisième rang sur le fil.

Heureux vainqueur pour son premier TriStar Monaco, d'Aquino arrivait en héros devant la terrasse de l'hôtel de Paris avec près d'une minute d'avance sur Banti. 

Chez les dames, beaucoup moins de suspense. L'Autrichienne Lisa Hütthaler (lire en pages suivantes) a survolé les débats, en franchissant la ligne plus d'un quart d'heure avant sa plus proche poursuivante.

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