Boris Herrmann au cœur de l'Indien

Alors que la quatrième semaine de course bat son plein, Boris Herrmann, après avoir été dérouté pour secourir Kevin Escoffier, continue sa route sur le Vendée Globe 2020. Il a d'ailleurs passé hier le Cap de Bonne Espérance.

A la mi-journée hier, il pointait à la 7e place. Ce vendredi, il a vu Benjamin Dutreux lui reprendre quelques miles. En contact quasi permanent avec le Yacht Club de Monaco, le skipper du Team Malizia à bord du SeaExplorer-Yacht Club de Monaco s'est confié sur les "conditions difficiles" qu'il rencontrait. "J’ai un problème avec mon J2 (voile d’avant principale) donc là, je navigue soit avec une voile trop grande, soit une voile trop petite. Il faut que j’attende une accalmie pour régler le problème."  

S'il tient un bon rythme, il doit cependant prendre garde à ne pas aller trop vite, comme il l'a également expliqué. "Je dessine ma route en fonction de mes capacités et la météo annoncée. Si je borde trop et que je lofe, je surfe à près de 30 nœuds donc je dois ralentir le rythme pour préserver le bateau. C’est un équilibre délicat à trouver. J’utilise 80% du potentiel du bateau."

Face aux différentes avaries connues par les autres concurrents, le navigateur allemand a pu compter sur le soutien de ses proches pour évacuer les sentiments négatifs qu'il a pu ressentir. "J’ai partagé mon ressenti et évacué mes émotions en discutant avec mes proches, cela m’a aidé à digérer tout cela. On réalise à quel point cette course est vraiment dangereuse et que sur ce coup-là, on est passé à deux doigts de la catastrophe," précise-t-il à propos du sauvetage de Kevin Escoffier par Jean Le Cam. 

Actuellement dans les 40e Rugissants, les concurrents, dont Boris, vont devoir affronter une succession de dépressions. 

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